Novossibirsk – une expérience ! Новосибирск. Alexandre.

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La première fois que je me suis intéressé à la Russie, c’était en CM2.

On avait une série de bouquins qui paraissait mensuellement et qui était faite ainsi : une histoire de fiction/un thème (celui de l’histoire)/une BD. L’un de ces livres était sur la Russie, plus spécialement la Russie des Tsars et le début de l’URSS.

Pendant l’année je relisais ce livre souvent, et à la fin je pouvais presque réciter les principaux tsars dans l’ordre ! Cela s’est estompé par la suite, et j’ai retrouvé un intérêt pour la Russie bien plus tard…

C’était, je crois, vers novembre 2015. A cette époque, j’avais déjà un intérêt prononcé pour les langues et les cultures étrangères.

Je n’avais pas vraiment étudié le russe, sauf l’alphabet cyrillique que j’avais presque complétement oublié et mon vocabulaire se limitait à « bonjour », « au revoir », « tsar » « je t’aime » et « rien » et quelques nombres entre un et dix.

Grande roue
Université d’État de Novossibirsk – Новосибирский Государственный Университет

J’ai été reçu en stage à l’Université de Novossibirsk – que je recommande mille fois au passage.

Entre la situation actuelle et ma passion des langues, c’est naturellement que j’ai décidé d’apprendre le russe. Pour cela, j’ai utilisé plusieurs ressources, notamment la chaîne YouTube d’Ania.

J’avais découvert cette chaîne un peu plus tôt, toujours si j’ai bonne mémoire. C’était la leçon où elle apprend à Daniel à compter jusqu’à dix. Ania ayant l’air très sympathique et pédagogue, j’ai décidé de continuer avec sa chaîne.

Au cours de mon apprentissage, j’ai découvert des choses incroyables.

Que ce soit l’histoire, que j’ai redécouvert avec plaisir, mais aussi la musique, le cinéma, les écrivains (d’ailleurs, Anton Pavlovitch Tchékhov se fait écorcher son nom par tous les Français à l’oral), et tout ce qui composait la Russie… Et surtout, les liens qui unissaient nos deux cultures et nos deux langues.

En mai 2016, j’arrive à Novossibirsk.

Pendant trois mois, j’ai vécu dans une ville vivante, où j’entendais jouer de la musique tous les jours, où je pouvais aller à la plage en une demi-heure de marche, ou tous les soirs au restaurant, en passant devant des enfants dans des voitures télécommandées (d’ailleurs, j’ai revu ça aussi dans la vidéo « Alice au parc », est-ce que c’est courant en Russie ?).

Au plus j’avançais, au plus j’appréciais mon quotidien.

Et malgré un moment où j’étais déprimé et où la France me manquait, je me sentais bien (le fait que mon nom puisse facilement être slavisé était assez agréable aussi) J’ai beaucoup aimé la joie de vivre des Russes. Je ne sais pas si c’est le fait d’être dans une ville étudiante ou non, mais des différents peuples que j’ai pu côtoyer, les Russes sont ceux qui se prennent le moins la tête et qui apprécient le plus la vie.

Un jour, mon colocataire à Akademgorodok (la cité étudiante de Novossibirsk) est allé à Irkoutsk parce qu’il avait une semaine ou deux de libres (et aussi une lettre du tsar ou quelque chose comme ça 😉 oui, j’étais obligé de faire cette référence).

Le paysage d’Irkoutsk qu’il m’a décrit et les photos qu’il m’a montrées dépeignaient une Russie très différente de Novossibirsk, alors qu’on était à peine éloigné.

Le théâtre d’opéra et de ballet de Novossibirsk – Новосиби́рский госуда́рственный академи́ческий теа́тр о́перы и бале́та

Ajouté au fait que Novossibirsk était très différente de Moscou, j’ai compris qu’il n’y avait pas de Russie, mais DES RussieS.

On peut même voir des différences énormes entre Novossibirsk et Akademgorodok, alors que la seconde ville est une partie de la première.

Des mois maintenant que je suis de retour en France, et même si mes études me prennent les trois quarts de mon temps, je continue mon apprentissage du russe.

Car j’ai hâte de repartir découvrir toutes ces Russies que je n’ai pas encore eu la chance de découvrir. Moscou, Saint-Pétersbourg, Irkoutsk, les steppes, le Kamtchatka… Et même Novossibirsk, où trois mois n’ont pas été suffisants pour complétement terminer mon voyage.

J’ai pour objectif de pouvoir comprendre Kino sans les sous- titres et de pouvoir lire Tchékhov sans dictionnaire d’ici la fin de l’année (Kino en priorité, parce que c’est plus simple que Tchékhov selon Ania)

Montage – Novossibirsk. Новосибирск

A tous ceux et celles pour qui, comme moi, l’aventure russe ne fait que commencer, je vous dis УДАЧИ.

A tous ceux et celles que j’ai pu croiser en Russie, si jamais vous passez par ce blog, je vous dis КУ-КУ.

A Ania pour ses cours et son implication – СПАСИБО.

Et à tous – ВСЕГО ДОБРОГО!

Alexandre

Au plaisir de lire vos commentaires !

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