“On ne m’a pas choisi un prénom Russe comme mes frères”. Odile

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J’inaugure cette série de portraits d’élèves, avec Odile!

Je suis violoniste depuis mes 3 ans, c’était le choix de Maman de m’orienter vers cet instrument bien que ni elle ni mon père ne soient musicien ; cependant parmi mes ancêtres russes, il semble que quelques uns aient été instrumentistes et ma prise de parole au violon m’a très tôt value encouragements et félicitations dans le cercle familial.

Je me souviens de mon grand père qui, déjà très âgé, dansait admirablement sur quelques airs russes que je reproduisais à l’oreille.
Depuis l’enfance, j’ai été attirée par la Russie, d’abord par la musique puis par la littérature et le théâtre.
J’ai connu quelques années d’intense passion pour Tchekhov, courant les théâtres en quête de la meilleure mise en scène de ses pièces ; je me souviens bien de l’année 2002 où “La Mouette” fût donnée simultanément dans 4 théâtres parisiens !
J’étais étudiante au CNSM à cette époque et découvrais l’art dramatique en suivant les cours optionnels de Georges Werler. Souhaitant poursuivre dans cette voie complémentaire à ma pratique instrumentale, j’ai passé l’année qui a suivi mon Prix au Cours Florent.
Le temps passant, mes questions sur les origines Russes de notre famille sont devenues plus pressantes et l’absence volontaire de réponse et de transmission de mes grands parents est à l’origine d’un besoin de consigner la vie qui passe, le quotidien et d’une grande envie de laisser quelque chose de nos fugitives existences.
C’est ainsi que j’ai commencé la photographie argentique qui m’a semblé être la pratique la plus à même de laisser une trace durable et reproductible à notre descendance.
J’ai découvert à l’occasion de stages, puis appris réellement auprès de Philippe Bachelier les joies du labo et ai été très vite conquise par cette nouvelle discipline venue en sus combler les angoisses d’un métier où, sortie de scène, rien ne reste.
Depuis plus de 12 ans maintenant je réalise un travail de représentation du quotidien familial qui mêle portraits, scènes de vie et natures mortes.
Les rêves oubliés sont forcément quelque part – autoportrait
A côté de cela, j’apprends le russe par intermittence depuis mes 12 ans où je l’avais choisi en deuxième langue, mais le tumulte affectif attaché à cette langue m’empêche de progresser vraiment.
C’est ainsi que j’ai découvert le blog d’Ania, son regard sur la Russie et son amour de la langue au fil de vidéos toujours simples et pédagogiques. Evidemment aucun abonné ne niera que la beauté d’Ania si fidèle à l’image de la femme Russe parfaite est un plaisir supplémentaire !
Si je devais citer quelques figures emblématiques de ma Russie, je dirais Sofronitsky, Oïstrakh et Milstein pour les musiciens, les écrivains Gogol et Tchekhov, la poétesse Anna Akhmatova, puis la chanteuse folklorique Svetlana, les domovoï, Natalia Vodianova et Ania 🙂
Enfin, ajoutez à cela un goût inconditionnel pour les foulards Platki et les matriochka.
Je suis très fière des quelques attributs russes dont j’ai hérité, les pommettes hautes, le nez et quelques traits de caractères aussi, semble t-il…
Ainsi je réalise que ma vie est une course poursuite vers le passé et je ne suis que nostalgie.
Afin de contrecarrer cette nature, j’ai ouvert l’année dernière un blog positif et pédagogique où je partage mon mode de vie écologique et respectueux du vivant en espérant donner envie aux lecteurs de revoir les habitudes de consommation qui sont la norme dans notre société et dont les conséquences environnementales sont très lourdes. Ce projet me pousse à regarder de l’avant.
J’y propose pléthores de recettes gourmandes et végétales, des revues sur des marques qui nous respectent et des tutoriels pour réaliser soi même une foule d’objets et produits du quotidien, en meilleur évidement ! Chaque article est illustré de nombreuses photographies et l’ambiance est bienveillante, aucune leçon de morale n’y est dispensée.
2 Responses to "“On ne m’a pas choisi un prénom Russe comme mes frères”. Odile"
  1. Bien, le portrait rapide. Intéressant. Bravo au sujet et au peintre. Je sors, heureux d’un spectacle, à Bruxelles, où se produisait l’Opéra national de Russie, super+++ avec petits moyens. D’où me vient que j’aime ce que font les Russes? Bonne route Odile et Ania.

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