Maxime Gorki. Максим Горький

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Maxime Gorki, naît à Nijni Novgorod en 1868. Fils d’un ébéniste, il commence à travailler à onze ans et exerce plusieurs métiers. Il sillonne la Russie, se forme en autodidacte auprès des populistes, et s’initie au marxisme. Enfant pauvre, Gorki devient célèbre dès ses premières publications.

Ses premiers récits (Makar Tchoudra, 1892 ; Tchelkach, La vieille Izerguil 1895) peignent des marginaux en rupture avec la société, ivres d’une aspiration confuse à la liberté que célèbre de façon poétique Le chant du pétrel (1901, Песня о буревестнике).

Maxime Gorki. Максим Горький
Maxime Gorki. Максим Горький

Au tournant du siècle il se radicalise au contact du journal révolutionnaire marxiste l’Iskra – « l’étincelle », avant de dénoncer dans des romans et des drames à succès la décomposition de la bourgeoisie (Le trio, 1900 ; Les petits-bourgeois, Les bas-fonds, 1902).

Il s’attaque au mythe de l’intellectuel apolitique, au-dessus des classes, dans ses pièces sur l’intelligentsia (Les estivants, 1904 ; Les enfants du soleil, 1905).

Plusieurs fois emprisonné pour ses prises de position, en particulier lors de la révolution de 1905, il quitte la Russie et voyage aux États-Unis (En Amérique, 1906) pour collecter des fonds pour le mouvement bolchevique. Cet exil l’incite à prendre pour héros d’une pièce (Les ennemis, 1906) et d’un roman (la Mère, 1906) des prolétaires que la lutte a rendu conscients. Un second exil à Capri le soumet à l’influence de Bogdanov et de la Mystique révolutionnaire des « constructeurs de Dieu » (La confession, 1908). Il poursuit cependant dans son théâtre et sa prose la critique satirique du monde bourgeois et l’évocation des luttes ouvrières (Les derniers, 1908, Contes d’Italie, 1911-1913, A travers la Russie, 1912-1916).

Gorki entreprend de retracer à travers son autobiographie son itinéraire d’enfant pauvre vers la révolution et l’écriture (Enfance, 1913 ; Parmi les hommes, 1916 ; Mes universités, 1923).

A la révolution, il consent à collaborer avec les institutions soviétiques malgré ses réserves initiales. Séjournant à Sorrente en Italie pour soigner sa tuberculose de 1921 à 1928, il assiste des artistes, esquisse un portrait de Lénine (Lénine, 1924-1931), retrace l’ascension et la décadence d’un empire industriel (Les Artamonov, Дело Артамоновых 1925) et fixe les impressions d’un voyage dans À travers l’Union des Soviets (1929, “По Союзу Советов”).

De retour à Moscou en 1931, il déploie une intense activité, fonde des revues et des collections littéraires, contribue à la définition du réalisme soviétique, met en place les structures de l’édition de jeunesse (la Maison d’édition de livres pour enfants de Moscou est créée en 1933), organise et préside l’Union des écrivains (1934).

Il conclut avec des pièces et un long roman inachevé (Vie de Klim Samguine, 1925-1936, année de sa mort) sur la dérisoire épopée de l’intelligentsia russe.

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